… arrive avec l’an neuf, qui en l’espèce est l’année seize.
Sur ce site et dans d’autres endroits, mais tous les éléments vous seront bientôt révélés, je compte persévérer dans ces billets qu’au fil de l’année, vous êtes toujours plus nombreux à lire, mais d’une manière un peu différente.
Différente dans le rythme, d’abord: le défi 2015 était d’un billet par jour. L’observateur attentif notera qu’il n’y en a apparemment que 29 en septembre, mais parmi ces vingt-neuf figure un double. Demain je vous parlerai de la chronique judiciaire et après-demain, je vous présenterai mes vœux. Sauf accident, bien entendu, car en cette année barbare, noire et rougeoyante, tant au niveau public que dans ma vie personnelle, on ne peut jurer de rien.
Différente dans la forme, aussi. Mais ne me demandez pas de préciser. Il a fallu cinq bonnes semaines en 2015 pour que ce billet prenne son allure de croisière, avec une photo en tête et un texte ensuite, en prose le plus souvent ou en vers parfois. Disons que je vais démarrer comme ça et voir si ça convient ou s’il faut adapter.
J’appellerai ça le journal extime parce qu’à l’inverse d’un journal intime, il sera tourné vers les autres. Je ne suis pas le nombril de l’univers. Ce que j’écris n’a intérêt que si l’on s’y reconnaît. Comme tout le monde, j’ai des états d’âme et ils ne regardent que moi, non par fausse modestie, mais parce qu’ils n’ont rien d’intéressant en eux-mêmes. L’écriture est certes un véhicule qui permet à celui qui l’emprunte de s’échapper de certaines contraintes. Le voyage peut mériter des passagers mais du moteur, on s’en contrefiche.
C’est l’un de mes projets pour 2016. J’aimerais aussi réunir mes poèmes en un recueil mais pas rien que sous une forme classique. Enfin, dans mes projets publics, il y a évidemment la poursuite de mes activités journalistiques, à “Entre les lignes”, le développement de “Laïque” si l’écho de l’initiative se confirme, et…
Et au fond je n’en sais rien. L’avenir est ouvert. Je veux juste, en 2016, ne pas devoir répondre au défi quotidien de l’écriture, mais celui-ci m’a appris que sans discipline et sans régularité, le Tour de France se transforme en excursion de cyclo-touristes vétérans.
A demain!