Il y a un lustre et autour, tous les Noëls me semblaient blanc, répondant à une sorte d’idéal nordique, le vieux papa Noël ayant besoin de neige pour faire glisser son traineau. Pourtant, j’ai connu des Noëls chauds, comme à Saigon par exemple, où l’on part réveillonner en pantalon de toile et en chemise ouverte, ou comme ceux de ces dernières années, où une houppelande épaisse arrive à sécher sur la terrasse de la cuisine…
Mais voilà: les souvenirs glissent aussi vite qu’un champion olympique en descente. Cette photo a été prise le 24 décembre 2009 depuis le balcon de l’appartement forestois que j’occupais alors à Bruxelles. Mais ce ne fut qu’un amuse-gueule par rapport au 24 décembre 2010. Dans la nuit du 23 au 24, une tempête de neige paralysa tout Bruxelles. Même le métro ne roulait plus. J’étais place de Brouckère et je dus rentrer à pied avenue Jupiter. Mû par je ne sais quel pressentiment, j’avais emporté avec moi, dans un sac, une paire de grosses chaussures de marche qui remplacèrent avantageusement les petits mocassins noirs chaussés pour la réception où j’étais allé…
Amateurs de Noëls blancs, il y en aura sans doute encore, ce n’était pas il y a si longtemps!
Je vous souhaite un joyeux Noël et je vous dis, pour entamer cette dernière semaine de 2015, donc l’une des dernières fois, à demain!