J’aime les vieilles boutiques même quand elles sont de toc. Celle-ci est nickel (enfin, si je puis dire…) et sent la peinture fraîche. Il y a un passéisme qui apparaît garant d’une certaine qualité. C’est comme la cuisine de grand-mère et la façon à l’ancienne…
Le seul problème, c’est que quand j’étais jeune, j’entendais déjà le même refrain. Je suis grand-père, à présent, et mes grands-mères sont loin, très loin. Le passé est comme le souvenir: on n’en garde que le meilleur – ou le pire, parfois. Rien ne reconstitue mieux le passé que la lecture des vieux journaux, jusqu’au prix de vente de ceux-ci. Parce que là, il n’est pas soigneusement reconstitué.
Mais ce qui me plaît bien, dans cette devanture piscénoise, c’est qu’elle se moque d’elle-même et qu’elle avertit du pastiche. Non, décidément, tout ce qui brille…
A demain.