On dit que la Belgique est la patrie du surréalisme. Peu de domaines, en effet, échappent à cette constatation. Prenez la météo, par exemple. On me vante l’application de l’IRM. Je l’installe sur mon téléphone. Eh bien, l’IRM m’apprend autant de choses sur la belgitude que sur la météorologie fédérale. J’adore le résumé de ce soir des prévisions pour demain. Je lis que le ciel sera très nuageux mais que le temps restera sec. Ouf, pas besoin d’imper. Confirmation: le risque de pluie n’est que de 90%. Un peu comme la minorité francophone de la commune voisine d’Uccle où j’habite, à savoir Linkebeek. Un temps sec avec 90% de risque de pluie et une minorité de 90%, c’est belge, ça, aucun doute.
Le texte qui apparaît quand on clique n’est pas mal non plus: le vent, la nuit de jeudi à vendredi, sera partout faible de directions variées ou de secteur sud. Je présume que le sud, dans l’inconscient collectif belge, doit être nulle part et ne mérite même pas d’être dans la variété des directions.
Mais ce soir? Une zone d’orage (sans s, un seul, sans doute, mais un gros) abordera l’ouest du pays dans les prochaines heures. Plus tard dans la soirée, elle arrivera éventuellement aussi sur le centre du pays (manière dont les météorologues belges parlent de Bruxelles et de ses environs).
Bref on verra bien. Nous sommes fixés: il faut s’attendre à tout. Non, peut-être!
A demain.